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Hôtels jours 5-6, de Lafayette à Texas City

 

Motel 8 new Orleans :

juste un petit retour pour dire qu’il fallait bien attendre le lendemain… on a trouvé un gros cafard dans la chambre avant d’aller dormir.. brrr…
du coup forcément la note baisse, disons 2 sur 5. Certes, c’est peut être un coup de mépôt mais bon.. ca aide pas à dormir.

Baton Rouge et Lafayette:
bien que Baton Rouge soit la capitale de la Louisiane, c’est une ville de taille moyenne, et il n’y a pas grand chose à voir. Mais à Lafayette, c’est pire, il n’y a absolument rien à voir (pourtant c’est une ville de 110 000 habitants !). Il y a vaguement un centre ville mais tout est mort. Quant aux francophones, la situation ici est comparable à ce qu’elle est dans le Canada hors Québec et Acadie : il faut les chercher (en fait on en a rencontré aucun dans l’état à part au village Acadien). Alors le chiffre de 25% de francophones ou 5% dans l’ensemble de la Louisiane me semblent délirants. Ca doit être des chiffres de y’a 20 ans, surévalués, comme au Canada. Ca doit être plus que des vieux en voie d’extinction. Le français semble d’ailleurs totalement absent de la vie locale, nous n’avons vu ni quotidien, ni radio, ni affichage, à part quelques sous titrages dans les centre villes de New Orleans et de Lafayette. Décevant de côté la. Même pour la gastronomie, on a lutté comme des fous pour trouver autres chose que des fast food. Des restos Cajun, il y en a vraiment peu en dehors du centre de NO !

Près de Lafayette on a visité le ”Village Acadien”, c’était sympa, une reconstitution de village au 19e siècle. On y apprend un peu plus sur les descendants d’acadiens déportés et de Cajuns. Il semble que le Français a disparu très rapidement, en une génération au début du 20e siècle, en même temps que l’école obligatoire (et en anglais) se répandait. C,est pour moi LA leçon dont le Québec doit se souvenir :

si vous voulez conserver le français, c’est une école unilingue et en français qu’il faut. Comme le Canada ne permet pas cela, il faut être indépendant. Point barre.

Red Roof Lafayette:
Cet hôtel était très nul. Chambre sale, et on a eu la mauvaise surprise que en arrivant à 16h on nous a dit que aucune chambre n’était prête. Je mettrai donc encore 2 étoiles sur 5 (heureusement le sommeil a été bon). Pour terminer sur la Louisiane, je dirai que l’impression générale que m’ont laissé les habitants est d’être un peu débiles (en même temps des fils de cajuns illettrés et d’esclaves, je m’attends pas à des lumières. C’est méchant mais c’est la vérité). Les paysages verts et pleins de marais sont beaux, ceci dit

J6 – Texas City (La Quinta), Galveston
La Quinta a l’air super pour le moment. On a du mal à trouver autre chose que des fastfoods ici, on comprend mieux comment ils sont tous obèses. Il n’y a rien à voir à Texas City, on y dort juste pour être près de la NASA. Par contre Galveston a quelques maisons et monuments sympas, surement des restes du temps ou c’était une florissante cité de planteurs de coton !!

À suivre !

Hotels, jours 3-4,

 

Le “motour” (waouh j’ai inventé un mot pour road trip ou voyage motorisé) continue et nous avons passé une super journée à la Nouvelle-Orléans, Angy en dira surement plus à ce sujet :-)

Revenons sur le hôtels. Le Sleep Inn Brooklyn a effectivement un bon rapport qualité-prix pour dormir. Mais il faut vouloir QUE dormir. Le petit déj est pas top, l’internet ramouille (enfin on va pas se plaindre, c’est gratos), et surtout les propriétaires ont l’air de débile mentaux. L’hôtel est bien car il vient d’être ouvert, il y a moins d’1 an, mais en voyant les femmes de ménages discuter et vous regarder d’un air débile, on a peur pour la suite… Le matin de notre départ l’ascenseur était en panne, il y avait plein de débiles (ils doivent tous être cousins consanguins c’est pas possible) qui nous disaient que ca allait être réparé mais ils ne faisaient que palabrer ou prendre des pauses…

Heureusement qu’on dormait pas la finalement pour le dernier soir sinon on aurait stressé pour samedi matin et le départ vers l’aéroport.

J3 – Clarion Hôtel.

On a fait nos warriors en revenant à l’hôtel en bus le soir. On est fans de prendre le bus dans le Queens, faut croire :-) ca s’est bien passé, mais il a plu à verses une bonne partie de Vendredi. L’hôtel en lui-même est correct, mais il ne vaut pas son prix ! Il est un peu défraichi dans les chambres (SDB toute petite avec simple vitrage et mauvaise isolation). Déjà au prix de 113 US TTC qu’on a payé c’est super cher, alors ne payez jamais le prix normal (environ 200) vous seriez très décus !
Prix : 2* (heureusement que c’était une promo)
Chambre: 2*
Emplacement : 3* (pas trop loin de Manhattan mais faut prendre le bus, par contre proche de l’aéroport, nickel pour nous avec la navette gratuite)

Avion – J4 – Delta Airlines

La Guardia est vraiment un aéroport merdique. Je comprend mieux maintenant pourquoi c’est celui du monde (ou des US je sais plus) qui a le plus fort taux de retards. Il est complètement sous dimensionné, des queues de voyageurs se croisent partout, sans barrières pour t’orienter, pas assez de sièges dans les salles d’attentes, etc… Et les avions Delta sont pourris. Enfin, pas pires que American quand même…

J4 – Motel 8 New Orleans

Ok, l’emplacement a l’air vraiment craignos, mais quand on est dans une des villes les plus dangereuses des US, on fait pas trop la fine bouche. Le parking est surveillé.. chambre correcte pour un motel.. mais bon le prix est un peu cher (ici les hôtels abusent car ils savent que c’est plein de touristes). Quand même content du choix… à confirmer demain matin

Voilà, c’était les conseils de l’oncle Tom….

Jour 1 : Montréal – New York

Ce matin c’était le grand départ de Montréal. Ca fait bizarre de se dire que c’était le dernier jour (avant longtemps) de présence dans cette ville. Ce n’est pas sans regrets que je l’ai quittée. Les valises ont été finies hier soir. La grosse pèse 27 kg, on aurait jamais pensé que ce serait aussi lourd…. et heureusement qu’on partait en bus, ca nous permet de ne pas nous soucier des histoire de liquides et de nombre de valises.

Ce bus, parlons en. Nous l’avons pris à la gare routière, près du métro Berri-UQAM. On est toujours aussi warriors, donc trajet depuis la maison en métro bien sur. Le truc c’est que le bus était pas super confortable finalement. Et puis plus les arrêts s’enchainaient, plus la population initiale partant de Montréal était remplacée par des locaux ricains.

Le sentiment à ce moment là n’est pas de la peur mais plutôt une honte des USA, un pays soi disant riche ou toute une partie de la population n’utilise pas de voiture uniquement pour des raisons financières. En Europe on prend le train ou les transports par commodité avant tout. Ici c’est parce qu’on ne peut pas faire autrement. Alors nous qui tenons à notre confort, ca nous fait bizarre de voyager avec des pauvres. Mais bon. 73CAD$, le prix était imbattable, l’avion coute le double (voire plus pour des allers simples).

Le voyage s’est bien passé. Mais bon, 9h de trajet ca fait vraiment long, en fait c’est parce qu’on s’arrête dans plusieurs villes, plus ou moins longtemps. Heureusement le passage de la douane s’est fait très rapidement. La douanière a eu l’air un peu surprise de la complexité de notre road trip :-)

On a galéré un peu dans le métro de NY avec nos valises mais on a eu la chance que le bus nous a déposé au métro, qui est direct vers notre Hôtel. 1 heure quand même. On va apprécier le lit Roi, heu king :-)

L’Hôtel Sleep Inn Brooklyn;

Il est vraiment neuf. Le quartier est peuplée de latinos quasiment exclusivement et a l’air tranquille.

La chambre est petite mais, comme c’est récent, l’ensemble est très bien. On verra bien après la nuit mais pour le moment, pour moins de 100US$ la nuit, c’est vraiment un bon rapport qualité prix

Prix : 5*

Emplacement : 3*

Chambre : 4*

Maintenant quelques questions réponses:

- Quelle compagnie de bus ? Greyhound

- Y’a t-il besoin de faire la demande en ligne pour passer la frontière du Canada vers les USA par la route pour un français ? Non, ca ne sert à rien. Mais la première fois il faudra remplir le papier vert et payer les 6US$

- Faut-il vraiment venir 45mn en avance pour le bus? Oui 45mn c’est bien, on était 15e environ dans la queue, on a été surpris du monde pour un jour de semaine. Arriver plus tard c’est le risque d’avoir des siège pas ensemble ou de ne pas pouvoir partir.

Quelques photos :

Dans le metro de NY:

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Mots clés Technorati :

Déclaration d’impôts Québec et Canada

Je me permets de reproduire ici en partie un article trouvé sur le web (daté de 2005) et qui vous aidera à préparer vos déclaration de revenus pour le Québec et le Canada.

Quant à nous, nous avons utilisé ImpotRapide (de Intuit) (alias QuickTax en anglais). Pour 12 CAD$ par personne (après réduction de votre banque comme la TD ou RBC, sinon c’est 15), vous pouvez faire une déclaration (QC ET CA) plus ou moins en ligne. Certes, ca prendra plus des 5mn qu’il faut en France sur le site du ministère des Finances, mais moins que de les faire soi-même !

(à suivre)

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Revenu Québec a approuvé trois logiciels pour la préparation et la transmission électroniques de la déclaration de revenus 2004: Impôtmatique, ImpôtRapide et ImpôtExpert.

Les deux premiers sont vendus à peu près partout et peuvent également être téléchargés. Le troisième n’est offert que chez Future Shop (futureshop.ca). Les prix varient de 25 $ à 40 $.

Il existe une autre voie, légèrement moins coûteuse: les déclarations faites directement en ligne. ImpôtRapide et ImpôtExpert proposent cette solution. Il en coûte de 15 à 20 $ pour la préparation d’un duo fédéral-provincial.

Sur le site Internet de Revenu Québec, on signale également l’existence des logiciels Impôt Professionnel, ImpôtTron et Impôt5dollars. Ceux-là ne sont approuvés que pour la transmission par la poste.

Les autres modes électroniques

Sur le site Internet de Revenu Québec, il est possible de faire une déclaration électronique en la remplissant à l’écran. Ce service est cependant réservé aux situations très simples, sinon élémentaires:

« Un particulier qui n’a ni conjoint ni personne à charge et dont les sources de revenus proviennent, selon le cas, d’un revenu d’emploi, d’un revenu de retraite, de revenus de placement, de revenus de prestations. »

Rien de semblable au fédéral. On pourra par contre transmettre sa déclaration à Ottawa par téléphone, grâce au service Impôtel. La déclaration doit cependant avoir déjà été remplie - que ce soit avec un logiciel ou à la force du poignet.

La conversation interactive par téléphone vous invite à entrer les montants inscrits sur telle ou telle ligne de la déclaration. Vous donnez les chiffres en vous servant du clavier du téléphone. Une fois le processus terminé, vous prenez en note le numéro de confirmation qu’on vous fournit. Pas besoin d’envoyer de déclaration sous autre forme.

Sont exclues les situations complexes - comme celles des travailleurs indépendants ou des contribuables qui déclarent des gains en capital ou des revenus de location -, de même que les contribuables dont c’est la première déclaration. Ce service est offert tous les jours de 7 h à minuit, au 1-800-959-1110.

Que faire quand le solde est débiteur ?

Si votre déclaration électronique montre un solde dû - c’est vous qui devez de l’argent -, vous pouvez faire suivre un chèque par la poste immédiatement ou attendre de recevoir votre avis de cotisation pour connaître le montant exact.

Attention toutefois de ne pas dépasser la date limite de production du 30 avril, au-delà de laquelle des frais d’intérêt seront ajoutés. Si vous préférez poursuivre sur la voie électronique, vous pouvez payer au moyen des services en ligne de votre institution financière.

AUTO-IMPÔTS

Trucs et astuces, erreurs et oublis

C’est reparti. Le seul bon côté des impôts, c’est qu’ils annoncent le printemps.

Mais tant qu’à s’y mettre, aussi bien le faire correctement. Car la vertu est quelquefois récompensée par un remboursement plus généreux.

Petite révision des grandes omissions.

1. Les frais médicaux

Les erreurs les plus courantes et les plus coûteuses ont trait aux déductions omises ou réclamées incorrectement. Les frais médicaux constituent probablement le cas le plus frappant. « À peu près tous les frais médicaux sont admissibles, sauf certaines chirurgies esthétiques », indique Gino Breault, planificateur financier chez Paul Rioux CA: frais de dentiste, d’optométriste, de physiothérapeute, orthodontie des enfants, chirurgie laser aux yeux… Consultez à ce propos le bulletin IT-519R2 sur le site www.cra-arc.gc.ca

Mais il y a également les frais indirects. « Les gens oublient d’inclure dans leurs frais médicaux la prime qu’ils ont payée pour leur régime d’assurance médicaments, qu’il soit privé ou public », donne en exemple Gino Breault. « Ils oublient aussi d’inclure le montant de la case J de leur Relevé 1, qui est la cotisation versée par l’employeur. »

Vous pouvez également déduire la partie non remboursée (par votre assurance) des frais engagés. Pour simplifier le calcul, additionnez les factures de médicaments pour toutes les personnes couvertes et soustrayez de ce montant la somme des remboursements versés par l’assureur.

Pour le crédit pour frais médicaux, le fisc vous permet de choisir toute période de 12 mois consécutifs se terminant en 2004. Si des frais médicaux importants n’ont pas été déduits en 2003, peut-être vaut-il la peine de les inclure dans un intervalle de 12 mois (de juillet 2003 à juin 2004, par exemple).

Tous les frais médicaux de la famille devraient être regroupés sur la même déclaration. À Québec, les frais médicaux sont déductibles dès qu’ils dépassent 3 % des revenus totaux du couple. Au fédéral, par contre, le seuil de 3 % est calculé sur le revenu de l’un ou l’autre conjoint.

Sur la déclaration fédérale, on aura donc avantage à combiner les frais médicaux de la famille sur la déclaration de la personne qui a les plus faibles revenus. « Mais il faut que cette personne paie de l’impôt, afin qu’elle puisse profiter du crédit », met en garde Stéphane Leblanc, fiscaliste chez Ernst & Young.

Ni vous ni votre conjoint n’êtes couverts par un assureur privé pour l’assurance médicaments? Vous remplissez votre déclaration à la main? N’oubliez pas de remplir l’annexe K de la déclaration provinciale, qui établit votre cotisation pour l’assurance médicaments. Les logiciels, pour leur part, la calculent sans que vous ayez un mot à dire.

2. Les dons de charité

Les dons de charité doivent aussi être combinés sur la même déclaration pour bénéficier des taux de crédit les plus élevés.

Au fédéral, les premiers 200 $ donnent droit à 16 % de crédit, et tout dollar supplémentaire est crédité à 29 %. Au Québec, le crédit s’établit à 20 % pour les premiers 2000 $, et 24 % pour l’excédent.

« On peut retarder jusqu’à cinq ans la déduction pour don, souligne Stéphane Leblanc. Si on prévoit faire un important don l’an prochain, on peut retarder la déduction de cette année et la joindre à l’autre pour maximiser le crédit. »

3. Déductions REER

Les REER peuvent faire l’objet d’un report stratégique semblable. Même si on cotise à son REER en 2004, on peut faire la déduction lors d’une année subséquente. Cette tactique pourra par exemple être avantageuse dans le cas d’une femme en congé de maternité, dont les revenus sont temporairement réduits. Lorsque les revenus seront plus élevés, il vaudra la peine de déduire.

4. Les acomptes

Erreur coûteuse: négliger de payer les acomptes provisionnels que le fisc vous a poliment demandé de verser. Les travailleurs autonomes sont concernés au premier chef. Il n’y aura pas de conséquence si votre déclaration montre qu’en définitive, vous ne devez rien au fisc. Dans le cas contraire, les intérêts s’abattent lourdement. À Ottawa, la pénalité est de 5 % du solde impayé, plus 1 % par mois complet de retard, jusqu’à un maximum de 12 mois. Ouille.

5. Les frais de garde

Les parents de jeunes enfants font fréquemment l’erreur de réclamer à Québec les frais de garde des garderies à 7 $. Cette déduction n’est permise qu’à Ottawa. Québec a déjà payé sa part !

6. Le prêt étudiant

Étudiants et anciens étudiants, vous pouvez réclamer un crédit d’impôt non remboursable de 16 % au fédéral et de 20 % à Québec pour les intérêts versés au cours de l’année pour un prêt étudiant.

LES PRÉPARATEURS

Payer pour ses impôts?

Vous payez déjà des impôts. Alors, vaut-il la peine de payer en surplus pour faire préparer ses déclarations?

La perte de temps, les maux de tête et le sentiment de totale et irrécupérable incompétence sont les principales motivations à faire appel à un préparateur.

À fortiori quand la situation est complexe: gains en capital, fiducie, revenus de location, petite entreprise, etc.

Le cas typique est le courageux travailleur autonome qui voudra s’acquitter lui-même de la tâche pour réduire ses frais. Pas simple, surtout quand les questions d’amortissement et de dépenses admissibles surgissent.

Le profane devra longuement potasser ses guides pour ne pas louper une déduction. Un logiciel lui demandera vraisemblablement autant d’efforts pour franchir toutes les étapes et saisir tous les détails.

Si c’est sa première déclaration de revenus de travail indépendant, il vaut peut-être la peine de faire appel à un spécialiste, pour assimiler les subtilités byzantines de notre régime fiscal. Une seule déduction oubliée pourrait suffire à justifier la rémunération d’un préparateur compétent. Ensuite, si le courage ne lui fait pas défaut, notre autonome pourra tenter lui-même l’aventure.

Vous préférez vous décharger de la corvée? Il y a toutes sortes de préparateurs.

Les préparateurs bénévoles

Plusieurs organismes et associations communautaires offrent des cliniques d’impôt.

Des préparateurs bénévoles formés par Revenu Québec et l’Agence du revenu du Canada y préparent gratuitement les déclarations fédérales et provinciales.

Pour y avoir droit, il faut respecter les barèmes suivants: personne seule dont les revenus sont inférieurs à 20 000 $, couple avec revenus de moins de 26 000 $ (auxquels s’ajoutent 2000 $ pour chaque enfant à charge).

Pour trouver le service le plus proche, on peut s’adresser à son association ou organisme communautaire, ou appeler au 1-800-959-7383.

Les préparateurs plus ou moins professionnels

Dans les petites annonces des journaux - ou sous le manteau -, les offres de préparation de déclarations de revenus abondent. Les tarifs sont aussi peu élevés que 25 $ par personne. C’est le royaume du préparateur autodidacte.

Un cran plus haut, les petits bureaux où les préparateurs indépendants demanderont une cinquantaine de dollars pour une situation ordinaire - REER, enfants à charge, frais de garde.

Le tarif est nettement plus élevé dans les entreprises spécialisées. Chez H&R Block, par exemple, on refuse de vous donner un prix par téléphone. Par contre, on vous fournira une soumission gratuite si vous faites l’effort de vous déplacer avec tout votre matériel. Le tarif est calculé selon le nombre de feuillets fiscaux - relevés, reçus, etc. Une déclaration fédérale-provinciale pour travailleur autonome pourra coûter de 130 à 150 $, celle d’un salarié, moins de 100 $.

Autre exemple. Dans un bureau de comptables, pour deux conjoints dont l’un est travailleur autonome, on a facturé 235 $, plus 50 $ en débours informatiques.

Excessif? Tout dépend du degré de spécialisation et de la vocation de l’entreprise. Car certains, comme Éco-Impôt, à Verdun, semblent presque faire oeuvre sociale. La déclaration d’un particulier y coûte 37,38 $ avant taxes. Pour ce tarif, on peut présenter jusqu’à quatre feuillets T-4, les reçus de garderie, les REER, etc. «

Une déclaration de revenus ne devrait pas coûter plus de 50 $, lance le propriétaire, Bernard Bélanger. Avec un bon programme, une déclaration simple prend cinq minutes. «

La saisie des données de base - nom, adresse, conjoint, enfants à charge, etc. - nécessite un peu plus de temps mais, une fois inscrites, elles sont réutilisables l’année suivante. «

Les T-4, les frais de garde, les REER, les revenus de ta conjointe, tout ça prend au maximum 15 minutes, s’exclame Bernard Bélanger. Vas-tu demander 90 $ pour ça? Tu ne peux pas le justifier. Pour monsieur et madame Tout-le-Monde, un prix de 85 $, ça commence à bien faire. « Bref, il faut magasiner son préparateur selon ses besoins.

À quand Impôt Dépôt?

LA FILE S’ÉTIRE EN LIGNE!

Les contribuables québécois sont de plus en plus nombreux à transmettre leurs déclarations de revenus par Internet.

Pour la déclaration provinciale, ils sont passés de 460 000 en 2001 à 720 000 en 2003. Ceux qui remplissent leur déclaration avec un logiciel - qu’ils l’acheminent par Internet ou par la poste - comptaient pour 20,1 % des contribuables en 2001 et 22,8 % en 2003.

Est-ce un signe d’une plus grande facilité? Pas sûr: pendant le même intervalle, la proportion des contribuables québécois qui confient leur déclaration à un préparateur est passée de 40,7 % à 42,9 %.

Par contre, les traditionalistes qui restent fidèles à la méthode manuscrite voient leurs rangs s’éclaircir: entre 2001 et 2003, ils sont passés de 2,2 millions (39,3 %) à 1,97 million (34,6 %).

LOGICIELS APPROUVÉS PAR REVENU QUÉBEC

ImpôtRapide

Commandé sur Internet : 39,95 $ plus

4,95 $ de frais d’expédition

En magasin : 34,95 $

Téléchargé : 34,95 $

Déclaration en ligne : 19,95 $, plus 5 $ par déclaration supplémentaire

ImpôtExpert

Logiciel vendu exclusivement au Québec dans les magasins Future Shop et sur www.FutureShop.ca : 24,99 $

Déclaration en ligne : 14,95 $ pour une seule déclaration, 19,95 $ par famille

Impôtmatique

En magasin : 29,95 $ (avant rabais postal de 5 $)

Commandé sur Internet : 24,95 $ plus 4,95 $ de frais d’expédition

Téléchargé : 22 $.

Louer une voiture aux USA.. pas cher !

C’est donc aprés être allé sur les sites francais et américains (quand il y a les 2) des 8 plus grosses compagnies de location aux USA (Avis,Hertz, Thrifty, National, Enterprise, Budget, Dollar, Alamo) et sur les sites de comparaisons américains (carrentals.com) et européens (Expedia, Opodo, Ebookers, Voyages-sncf), que j’écris ce billet.
Sur les sites francais, elocationdevoitures sort du lot avec des tarifs imbattables. Mais il n’inclut pas les surcharges et ne dévoile pas la compagnie.

Le problème de les sites américains (du moins lorsque vous ne pouvez pas préciser que vous n’etes pas résident des USA) est que les assurances ne sont pas incluses. Le prix des assurances est souvent de 35$ US par jour ce qui rend la location hors de prix !
Mettre résident du Canada ne donne pas vraiment de meilleur tarif.
Par contre sur certains sites US comme Budget et Avis, déclarer être résident de France permet d’avoir des tarifs beaucoup moins chers, avec SLI et CDW inclus (j’imagine que la loi francais oblige à inclure les assurances).
Alors que assurances incluses on peut monter à 65$ par jour, le prix peut passer à 25 euro sur le site francais ou si on se met résident de France sur le site états-unien !
Le drop off fee est ausssi à prendre en compt.. à suivre

Élections provinciales en décembre !

Le premier ministre du Québec, que personne ne connait en dehors du Canada, Jean Charest, a un égo sans limite (à part celui de Sarkozy bien sur) et rêve d’être celui qui va faire du Québec une province fédéraliste, anglophone et ultra libérale.
Après s’être fait jeter comme un malpropre par Sarko-le-nain lors du sommet de la francophonie (il nous avait promis la signature de tas d’accord avec la France et l’europe sur de la coopération commerciale, il n’y a eu que des ‘accords pour faire des accords’…), Charest a donc consulté la boule des sondage et décrété que c’était le bon moment pour revoter…

En effet juste avant notre arrivée, en mars 2007, Charest a été réélu, mais avec un gouvernement minoritaire. Pour la 1e fois, l’ADQ, parti de droite, finissait 2e (30% et 41 sièges), et le PQ en déroute prenait la 3e place avec 36 sièges et 28%.
Le parti libéral de Charest (pas lié à son homologue fédéral d’ailleurs) a recueilli seulement 33% des voix, et 48 sièges.

En consultant les sondages, Charest a vu que son avance sur le PQ n’avait jamais été aussi haute, atteignant 8 à 10%, et pense être réélu en majoritaire. Cela lui éviterait le risque de pouvoir être destitué à tout moment par une alliance de ses rivaux.

 

pourcent

J’éspère que les québécois vont se réveiller et ne pas élire pour la 3e fois ce clown.
En fait on est dans une situation bizarre ou aucun des partis ne marchent :
- Le PLQ (parti libéral) est traditionnellement le parti pour lequel votent les riches, les juifs, les anglophones et les immigrés. Ce parti a une doctrine proche de l’UMP, ce qui est assez centriste pour le Québec (et démocrate si on compare aux USA..). Il garde donc l’assurance santé, un peu de crèches, une politique pour les grands groupes.. Beaucoup de circonscriptions de l’ouest de Montréal et de l’outaouais, peuplés par ces catégories de personnes, votent de 70% à 90% pour ce parti, lui assurant une vingtaine de sièges inperdables. Mais nous verrons que cette concentration de ses appuis est aussi la faiblesse du parti

- Le PQ (Parti Québécois) est indépendantiste et prend un virage de plus en plus à gauche ces dernières années, suivant en cela l’avis des bobos de Montréal, mais en se détachant de la base populaire qui votait pour lui dans les campagnes et reste relativement conservatrice. Il gagne dans l’est de Montréal et les campagnes ‘éloignées’ de Montréal, ou les gens descendent de valeureux colons qui sont donc farouchement attachés au Français.

- L’ADQ (Action Démocratique) est un parti fondé par scission du parti libéral il y a une quinzaine d’années, par Mario Dumont et ceux qui voulaient être moins fédéraliste. Le parti a donc une ligne autonomiste (donc centriste sur le plan de l’indépendance). En même temps, il s’est déplacé vers le populisme, en faisant un parti de protestation contre les deux autres partis qui dominent la politique québécoise depuis 40 ans. Se calquant sur les idées des gens du peuple (principalement des campagnes du corridor Montréal - Québec), le parti est devenu le plus à droite avec un conservatisme moral relatif (pour le soutien à la natalité et aux familles.. ce qui n’est pas un mal quand la province a 1.6 enfants par femme..), et un certain refus des élites. Autant dire que le parti fait des scores lamentables sur l’ile de Montréal et en banlieue de Montréal, ou il n’a jamais eu (et n’aura probablement jamais) d’élu.

La présente campagne s’avère en fait très ouverte. L’ADQ est revenu dans les sondages à son score de 2003 (qui était aussi sa prédiction au début de 2007). En fait, les citoyens sont fachés contre tous les partis :
- Charest est beaucoup trop fédéraliste pour les nationalistes, il a une tête d’idiot, et après 5 ans de pouvoir et de fanfaronnades, il est usé. Cependant il se maintient dans les sondages à 38-42% tout simplement parce que les gens lui accordent la ‘prime au sortant’, se disant ‘avec lui c’est pas génial mais au moins on sait ce qui nous attend, alors que les autres..’
- Mario Dumont (ADQ) s’est montré beaucoup trop girouette à l’assemblée, incapable de présenter de vraies solutions au lieu de critiquer. Cela fait peur même aux gens qui ont voté pour lui. De plus il est probable qu’à l’instar du FN en France, son électorat est très indécis et hétéroclite, regroupant des protestateurs, des fans, des conservateurs, des gens qui croient à l’autonomie… Du coup son parti est vers 15-17%, proche des 18% obtenus en 2003.
- Pauline Marois (PQ) avec son air de Marie-Georges Buffet, a beaucoup ‘gauchi’ le parti, au point que le socialisme est passé devant le projet de l’indépendance. Elle le met en veilleuse car elle sait bien que si un nouveau référendum avait lieu sur l’indépendance, il échouerait probablement aux alentours de 45% pour le OUI. Certes il y a une base d’environ 25% qui votent toujours PQ par conviction sur le duo ‘gauche+indépendance’, mais les jeunes en ont marre de cette question. Surtout à Montréal, les jeunes francophones ne pensent qu’à l’économie, s’amuser, et ne voient pas l’utilité de l’indépendance.
Ce revirement est implicitement un aveu que la position de Dumont (renégocier la constitution du Canada, obtenir une vraie autonomie dans le Canada) est en fait la meilleure solution pour l’indépendance : il faut procéder par étapes (ce que Marois a appelé ‘les gestes concrets de souveraineté’ mais qui ne sont rien d’autre que de l’autonomisme). Personnellement je pense aussi qu’il y a une forte majorité de 60 à 70% de gens qui sont au moins pour l’autonomie, alors il faut s’appuyer dessus pour avoir un Québec avec sa seule langue officielle (arrêter les dérogations qui permettent à des tas d’entreprises, villes et familles d’utiliser l’anglais au travail ou à l’école), avec plus de pouvoirs (plusse de budget, arrêter de verser plein d’argent à Ottawa.. gérer tous les impôts.. etc) et de symboles (drapeaux, participations aux instances internationales, ambassade, voire passeport de ‘nationalité québécoise’ puisque le Canada a reconnu que c’est une nation, il devrait y avoir une nationalité, c’est logique !!)

Au vu des sondages , rien n’est joué :
- En se basant sur les chiffres de 2007, on voit que si l’ADQ plonge et que le rapport de force entre PQ et PLQ se maintient (soit 5% de retard), sur les 41 circonscriptions de l’ADQ, il ne devrait en garder que 6 (là ou il a fait plus de 50%.. ai je rappelé que les élections sont à un seul tour ici?). Sur les 35 autres, environ 22 iraient au PQ car il y était 2e, contre seulement 13 au PLQ. Ici intervient l’explication : le vote PLQ est très concentré dans ses bastions alors que celui du PQ est plus uniforme : d’ou plus de 2e places.. En additionnant on trouve une répartition :
- PLQ 38% - 48+13 = 61 sièges
- PQ 33% - 36 + 22 = 58 sièges
- ADQ 17% - 6 sièges
- En se basant sur les chiffres de 2003 et en admettant que le PLQ perd 6% des voix (possible au vu des sondages), on voit que environ 14 comtés sont susceptibles de basculer au PQ, qui y avait perdu par moins de 7%. Cela nous donne :
- PLQ 46% - 6% = 40% / 76-14 = 62 sièges
- PQ 33% / 45 + 14 = 59 sièges
- ADQ 4 sièges.

Donc si le PQ réussit à faire seulement 5% de moins que le PLQ, l’élection sera très serrée et pourrait donner un gouvernement minoritaire de l’un ou l’autre bord. Si le PQ a un retard de 3% ou mieux, il pourrait être majoritaire même en ayant reçu moins de voix !
Par contre si l’ADQ remonte, cela profitera au PLQ qui sera presque sur de gagner (à moins que le PQ ait plus de voix bien sur)
Et si l’ADQ descend encore plus, la plupart (au moins 4) de ses places fortes iraient aux libéraux..
Le plus probable malheureusement pour le moment est un écart de 8% qui donnerait à peu près 67 sièges aux libéraux, 52 au PQ et 6 à l’ADQ. Mais rien n’est perdu .

N’oublions les deux partis de gauche (Vert et Québec Solidaire, sorte de LCR locale) qui ont de bons score de 4 à 7% dans les sondages. De trop bons scores pourraient faire perdre quelques sièges au PQ (surtout sur l’ile de Montréal), voire même leur faire gagner 1 siège !

Ah oui, je n’ai pas donné mon avis : personnellement je me sens plus proche de l’ADQ, mais la règle numéro si je pouvais voter serait : faire tomber Charest !

La politique fédérale au Canada

Bientôt auront lieu (fin le 14 octobre) les élections fédérales générales du Canada. J’en profite pour donner une vision actuelle du système politique fédéral et des différents partis.

Il existe 5 grands partis fédéraux au Canada. 4 sont présents dans toutes les circonscriptions :
le NPD/NDP, le parti Libéral, les Conservateurs (Conservatives) et les Verts (Green).
S’y ajoute le Bloc Québécois qui ne présente des candidats que dans les 75 circonscriptions du Québec.
Pour comprendre basiquement le positionnement de chaque parti sur un axe gauche-droite imaginaire (ponctué avec la positions des grands partis français) et avec l’axe indépendantiste en y, se reporter au schéma ci-dessous.
En réalité il faudrait une 3e dimension car en Amérique, la politique est déjà sur deux axes:
- Un axe économique, dans lequel les Libéraux sont à un extrême, les Conservateurs sont au milieu, le Bloc Québécois et les verts sont plutôt vers le socialisme, et le NPD très à gauche (c’est à dire sur ce point, équivalent à l’UMP en France, qui est le parti le moins socialiste)
- Un axe Moral et sociétal (qui comprend les questions de justice, de l’avortement, de guerre..) dans lequel Verts et Libéraux sont au centre, les Conservateurs sont alignés sur la position du parti républicain américain (donc encore plus conservateurs que le FN en France), et le NPD et le Bloc Québécois sont à fond du côté de l’athéisme et du pacifisme.

Il s’ajoute un contexte autour de chaque parti :
Stephen Harper, chef des conservateurs et actuellement au pouvoir, mène une politique assez semblable aux républicains modérés des états-unis. Il soutient donc la guerre, les armes à feu, et d’autres choses qui sont pour les européens, inconcevables. Il vient de l’Alberta, une province qui donne régulièrement 100% de ses sièges aux conservateurs, et est donc assez lié au milieu du pétrole Canadien. C’est pour cela qu’il a refusé plusieurs fois d’appliquer le protocole de Kyoto, le qualifiant de ‘complot socialiste’.
A côté de ces points très nuls, Harper est quand même le représentant des canadiens et québécois ruraux et attachés à la religion, ce qui lui vaut continuellement des attaques de la part des partisans de la bien-pensance qui ne tolèrent pas qu’on puisse diriger un pays et être pour plus de police et attaché aux valeurs chrétiennes traditionnelles (= plutôt contre l’avortement et la légalisation des homosexuels).
Bien qu’on lui prête toujours un agenda ‘caché’ sur ces sujets, Harper n’a pas remis en cause significativement les lois libérales sur les moeurs mises en places par ses prédécesseurs.
Inutile de dire qu’en tant que Catholique, les positions morales de Harper me semblent les plus justes, mais que les autres aspects de son parti sont assez horribles, notamment ses liens avec les républicains américains, la guerre et le pétrole.

Stéphane Dion, chef des Libéraux depuis la défaite de Paul Martin, est un sale libéral comme je ne les aime pas. Imbu de lui-même, parlant un français impeccable (sa mère est française et il est québécois), il est considéré par les québécois comme un traitre à la nation, ce qui explique les scores relativement faibles des libéraux au Québec : en fait seuls les anglophones votent pour le parti Libéral au Québec (qui est donc en force dans l’ouest de Montréal). Les francophones de gauche qui ne sont pas indépendantistes lui préfèreront le NPD.
Traitre car c’est lui qui a rédigé la ‘loi sur la clarté’ dans laquelle Ottawa définit unilatéralement les règles qu’un éventuel référendum au Québec sur l’indépendance du Québec devra respecter. On peut résumer sa position en trois points :
* 1 La question devra être claire, et sa clarté sera jugée par Ottawa
* 2 Le résultat devra être sans appel et ce critère sera aussi jugé à Ottawa (ce qui laisse sous entendre qu’il faut environ 60% pour le Oui, ce qui sauf changement majeur est impossible à cause des anglophones et des naturalisés dont la proportion augmente rapidement au Québec)
* 3 La négociation sur l’indépendance du Québec sera faite au bon vouloir d’Ottawa si les deux premières conditions sont remplies, et l’intégrité territoriale du Québec ne sera pas garantie !!!
Autant dire que le parti Libéral est le plus anti-francophone de tous. Tous les gouvernements libéraux ont été d’ardents fédéralistes, beaucoup plus que les conservateurs.

Gilles Duceppe (http://www.presentpourlequebec.org/Accueil.aspx) : le chef du bloc québécois a un passé de gauchiste et axe toute sa campagne sur l’opposition à Harper, car les conservateurs sont le parti no 2 au Québec, voire no 1 dans le Nord. Il s’agit donc purement d’un calcul politique pour gagner plus de sièges, et aussi idéologique. Ce positionnement à gauche du BQ est dangereux car les indépendantistes ‘de droite’ (du style ADQ) risquent de voter conservateur. Le BQ est ainsi le seul parti qui a toujours soutenu à l’unanimité l’avortement et les couples homosexuels. Alors certes, les québécois sont en moyenne la province la plus ‘libérale’ en moeurs du Canada, mais cela cache une grande disparité entre le nord et le sud, la campagne et les villes. Il faut aussi rappeler que le BQ est né au début des années 90. À cette époque, frustrés par l’échec des divers négociations sur la constitution canadienne (notamment l’accord raté de Charlottetown), une grande partie des québécois basculent vers le nationalisme. Le BQ est créé pour appuyer à Ottawa un éventuel processus d’indépendance du Québec dans le cas d’un référendum positif. Depuis cet échec, la pertinence du BQ est régulièrement remise en cause. De nos jours, non seulement l’appui pour l’indépendance stagne vers 40%, mais de plus la glissade du parti vers la gauche l’empêche de faire le plein de voix.
Enfin les adversaires du BQ notent qu’un parti créé uniquement pour être dans l’opposition, et dont les propositions sont rarement adoptées, n’est pas très utile.

Perso je pense que le BQ reste important en tant que seul parti fédéral qui appuie clairement des textes comme la demande de plus de liberté pour les provinces, ou l’augmentation des lois de défense du français. Cependant, et je développerai cela plus tard dans un autre article, il faut s’adapter. Le défi des années 2010 pour le Québec sera de réussir la francisation (linguistique ET culturelle) des immigrés. Comme l’indépendance n’a pas le vent en poupe, il faudrait réunir les québécois autour d’un projet plus consensuel comme l’autonomie. Faire du Québec une sorte de pays autonome au sein du Canada, dans une confédération. Le Québec n’aurait toujours pas de siège à l’ONU mais pourrait récupérer entièrement les compétences de police et de justice, de transports, de santé, d’éducation (ou le fédéral ne cesse de lancer des programmes), de taxes. Bref ce serait un état ayant librement accepté de confier sa sécurité et sa monnaie au grand frère ‘Canadian’. Cela voudrait dire tourner la page sur le ‘Canada français’, accepter que le Québec soit un état unilingue francophone (donc supprimer les écoles en anglais) et que le Canada soit unilingue anglais. Un peu comme en Belgique, il faut fixer des frontières linguistiques. Certes il reste 1 millions de francophones hors du Québec, mais en dehors des 3/4 qui vivent près des frontières, vers Ottawa ou Moncton, le déclin est très rapide. Le taux d’assimilation des francophones ailleurs atteint les 70% ce qui signifie qu’à ce rythme, en deux générations les francophones passeraient de 250 000 à 28 000…. Donc voilà, ceux qui veulent rester francophones, qu’ils reviennent dans la mère patrie (car de toute façon les francophones de l’ouest canadien sont des québécois qui y ont émigré après la conquête de 1763), sinon tant pis..
Cette autonomie accélérerait la recomposition linguistique du Canada. Le français chez les canadians tomberait vite de ses 4% actuels vers 1%, alors qu’au contraire au Québec on monterait vite de 80 jusque 90%.
Bref, cette autonomie est LA solution. Encore faudrait il que les québécois le voient et malheureusement, la situation actuelle dans la jeunesse du Québec, est au creusement entre une minorité qui se réduit et veut l’indépendance (mais ce noyau dur représente à peine 25%), et une majorité indifférente, nulle en orthographe et fière de parler une sorte de frenglish à Montréal : tous ces jeunes qui parlent en anglais aux immigrants, aux hispanophones. Ceux que j’entends discuter que les immigrés devraient leur parler en Anglais ‘car au moins la on les comprend alors que quand ils font des efforts en français on comprend pas’ (oui j’ai entendu ça et c’est une mentalité courante chez les jeunes québécois francophones!!!)

Jack Layton dirige le NPD, un parti de gauche qui monte et pourrait bien supplanter les libéraux comme opposition officielle bientôt. C’est un parti plus jeune, plus proche des attentes des canadiens qui commence à douter de l’utra libéralisme, vu ses ravages chez le voisin états-unien. Jack Layton est né au Québec et parle mal français, ce qui illustre bien comment les anglophones de Montréal, et encore plus de son temps, vivent en circuit fermé.

Elisabeth May représente le parti vert, proche du parti Libéral, mais écologiste comme son nom l’indique. Ce parti a dépassé les 5% aux dernières élections et devrait faire encore mieux, mais le système canadien l’empêche d’avoir des députés.

Le système est pourtant plus juste qu’en France : le candidat qui arrive en tête au 1er tour est élu. Il n’y a qu’un tour.

Les autres partis : ils représentent en cumulé à peine plus de 1% des voix, en plus ce sont souvent des indépendants. Notons en deux: un parti chrétien, le CHP (Canadian Heritage Party - www.chp.ca) qui est le 6e parti du Canada en importance et représente 0.2% des voix en ayant des candidats seulement dans 1/7e des circonscriptions.
Et le Parti Action Canadienne (canadianactionparty.ca), un parti génial qui dénonce la mainmise des banques sur l’économie, l’union nord américaine qui se prépare en secret, l’arnaque du 11 septembre… bref le seul parti au monde qu j’ai vu dénoncer les problèmes de fond de la politique, à savoir le mondialisme du group Bilderberg et ses potes.

Canada

Le transport vers les villes proches : oubliez le train

Juste une petite note pour vous conseiller d’oublier le train en Amérique : c’est lent et cher.
Alors qu’une location de voiture coute environ 30$ par jour, et le carburant pour aller à Québec aller-retour (2*250km) environ 60$,
je simule un aller simple sur le site du monopole canadien (monopole c’est un grand mot, vu le peu de lignes qu’il y a ca serait difficile d’avoir de la concurrence).
En sachant que faire Montréal- Québec correspond en population à peu prés à faire un Marseille-Lyon (ok Montréal c’est plus gros que Marseille mais Québec est plus petit que Lyon, et puis notre TGV dessert Avignon et quelques villes moyennes entre les deux)

Date au hasard : jeudi 9 octobre : 5 trains dans la journée. (WOW entre les deux plus grandes villes du pays).
Durée: 3h17 soit 76 km/h de moyenne (terrible).
Prix : 47,41 $ en ’superescompte’ 79$ en tarif normal. Notez que le site est pourri, il est impossible d’obtenir tous les tarifs de la journée en une fois, il faut cliquer sur chaque horaire..
Soit un aller retour plus cher et plus long qu’en voiture.. pour une personne !!

Comparaison avec la France:
même date. Environ 27 trains dans la journée dont une 20aine de TGV. Distance : 315km
Durée : 1h40 soit 189 km/h de moyenne
Prix : à partir de 22 euros soit environ 33$. Tarif normal 40.60 euros soit 61$ (pourtant la vie est plus chère en France en général).

Conclusion : au Canada, le train est 2.5x plus lent et 30 à 40% plus cher. Certes la SNCF est sponsorisée à 40% par l’état Français, mais cet argent sert à financer les lignes TER et non les TGV.

Pourtant, le sujet d’un TGV de Montréal vers Québec, New-York, ou Toronto, est un serpent de mer.. le Canada va t-il passer au train rapide avec 40 ans de retard sur la France (le temps de construire les lignes) ? pas sur.. le sujet est évoqué depuis des dizaines d’années mais n’a jamais abouti (voir aussi http://be.digitrain.eu/fr/2008/04/10/un-tgv-au-canada-entre-quebec-et-windsor/)
L’état canadien qui enregistre pourtant des bénéfices dpeuis plusieurs années, rechigne à aider à financer le projet..

Réveillez vous les Québécois ! Faites le Québec-Montréal tous seuls si personne ne veut vous aider.. vous verrez, dans l’année qui suivra l’inauguration, les Torontois dégoutés voudront le même..

Lignes TGV possibles près de Montréal